Un petit rien fait de grandes choses

Hier après-midi en marchant pieds nus sur ma terrasse, je me suis planté quelque chose sous le pied. Trois minutes auparavant ma petite voix intérieure me disait : "attention tu vas te planter quelque chose sous le pied"; alors j'ai fais attention en marchant plus doucement. A aucun moment je n'ai pensé mettre des chaussures, non ça aurait été trop facile! J'ai lentement marché sur ce minuscule bout de carrelage aiguisé comme un scalpel. En posant mon pied dessus j'ai senti que quelque chose s'enfonçait et déchirait les successives couches de ma peau. J'ai immédiatement retiré mon pied mais le mal était fait. Ne voyant trop rien, j'ai continué à marcher en me disant que par chance rien n'avait du rester à l'intérieur. Il y avait bien un petit truc blanc mais aucun saignement.

Quelques minutes après, alors que j'étais tranquillement installée devant mon ordinateur, de violentes sensations de brûlures m'alertaient sur le fait qu'il était urgent que je désinfecte ma plante de pied. Et là, pas terrible, du sang ! Beurk.

Heureusement j'avais déjà réglé mon problème avec le sang, qui avant me faisait tomber royalement dans les pommes. Une fois mon pied nettoyé, je décidais de regarder la télé quand mon compagnon arriva me demandant ce qui se passait au vu de ma tête. Je devais certainement avoir une expression du visage pas terrible, et comme si je pouvais en même temps m'observer de plus haut je vis la tête d'une toute petite fille à qui lui était arrivé bien des misères. Vexée de m'être vue comme ça, je me fis la réflexion que ce n'était absolument pas la tête d'une adulte tout en me rassurant sur le fait que mon compagnon n'avait surement pas vu cette expression de panique enfantine. Pas question de laisser des émotions infantilisantes comme ça. Je décide alors de chercher le déclencheur et trouve rapidement : quand j'étais enfant, lors d'une sortie scolaire en forêt, je m'étais planté une écharde en forme de triangle. Super difficile de la retirer car la partie la plus large était celle qui était entrée en premier et s'était légèrement inclinée de sorte que quand la maîtresse l'avait retirée ce fut source d'une grande panique pour moi. Heureusement elle avait réussi à l'enlever du premier coup.

OK, donc origine trouvée, il s'agit maintenant de déloger cette panique, chose faite grâce à ma Technique de Libération des Peurs. Je me libère totalement de ça et me rend compte que cette mauvaise aventure de la forêt faisait partie d'une peur bien plus grande qui est la peur d'être blessée et surtout la peur de devoir faire face à des blessures physiques que subiraient ceux que j'aime. On attaquait du lourd, telle une grappe de raisin j'entreprend de virer ces émotions une à une pour éradiquer ce problème. Après tout, si un des mes proches se blessait et qu'en plus j'étais incapable de gérer ça à quoi je servirais ?

Alors maintenant que tout va bien, même si je ne souhaite absolument pas qu'il arrive un malheur, je sens que je pourrais réagir plus sereinement. Merci à ce petit bout de carrelage. Les choses de la vie qui nous semblent à première vue désagréables peuvent au final, avec une conscience de la vie élargie, s'avérer être le bout de ficelle qui permet de démêler la pelote de laine de nos émotions cachées.

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